Après quelques tentatives infructueuses au cours de la dernière décennie, le véhicule électrique est désormais présent sur le marché et représente une réponse crédible à un enjeu sociétal majeur.

 

L’automobile représente aujourd’hui, au niveau mondial, un véritable paradoxe : le parc ne cesse d’augmenter, en particulier dans les pays émergents, entraînant toujours plus d’émissions de CO2, tandis que, dans le même temps, les États s’efforcent de réduire drastiquement ces émissions pour limiter l’effet de serre. Un tel contexte est évidemment favorable à l’émergence du véhicule électrique, qui apporte une alternative crédible à ce qui est désormais qualifié d’enjeu sociétal.
Par le passé, plusieurs tentatives ont vu le jour pour lancer ce type de véhicule sur le marché. Sans succès. Mais aujourd’hui l’environnement politique, économique et environnemental a changé. Les pouvoirs publics ont pris acte de l’urgence à agir. Et, la technologie, celle des batteries en particulier, a beaucoup évolué. Les constructeurs automobiles sont désormais engagés dans une démarche de développement et de commercialisation de masse pour démocratiser cette nouvelle génération de véhicules.

Une infrastructure de recharge doit en effet garantir la totale sécurité de l’utilisateur, du véhicule, ainsi que de l’installation électrique à laquelle il est raccordé. Elle doit également autoriser une recharge quotidienne de plusieurs heures sans impacter le fonctionnement des autres équipements reliés à la même installation de distribution électrique.
Des options d’intelligence embarquée dans les infrastructures de recharge permettent par ailleurs d’aller au bout de la démarche environnementale en optimisant les consommations énergétiques et en améliorant le bilan carbone. Il est possible, par exemple, d’opérer une modulation de charge automatique pour éviter de dépasser la puissance souscrite auprès du fournisseur d’énergie ou encore de différer le lancement de la recharge lorsque l’énergie coûte moins cher.

Une meilleure gestion de l’énergie

Intégrer le véhicule électrique dans la politique de gestion de l’énergie d’un site est aujourd’hui un impératif en termes d’organisation.

 

En l’espèce, l’objectif consiste ici à exploiter le réseau de la façon la plus optimisée possible afin de ne pas augmenter sa capacité pour répondre à des demandes de charge de véhicules électriques. Trois procédures simples peuvent y contribuer :

  • ne pas dépasser la puissance souscrite en évitant d’utiliser simultanément toutes les infrastructures de recharge (allocation dynamique de charge) ;
  • donner des priorités de recharge et d’usage des véhicules dans le cas d’une flotte ;
  • privilégier la recharge pendant les périodes les plus favorables lorsque le réseau est moins sollicité (heures creuses).

La puissance de charge optimisée

Les infrastructures de recharge Scheider Electric intègrent des fonctionnalités de gestion intelligente de l’énergie. Elles sont capables d’optimiser la puissance de charge en fonction des besoins du véhicule connecté et de la puissance disponible sur le réseau électrique. La communication ainsi mise en place entre le véhicule et le réseau permet d’informer l’usager et le gestionnaire de parc sur la disponibilité des bornes et l’avancement de la charge, via un PC ou un téléphone portable.

Demain, ces bornes pourront également identifier la source d’énergie disponible sur le réseau, et privilégier par exemple les énergies renouvelables au moment de la charge. Le véhicule pourra aussi être utilisé comme source d’énergie d’appoint : l’énergie stockée dans ses batteries pouvant être exploitée pour soutenir le réseau en cas de pic de consommation, s’intégrant ainsi dans les smart grids ou réseaux intelligents.
Au final, les solutions Schneider Electric permettent de gérer les fonctions les plus évoluées comme le pilotage individuel de la puissance de chaque borne de recharge, le suivi des défauts de fonctionnement, la mesure des consommations d’énergie, la prise en compte des besoins en énergie du site, la communication avec un logiciel de télégestion (gestion des abonnements, de la facturation, d’une flotte, de la maintenance, etc), l’accès réservé et personnalisé via un badge RFID.